This poem was
written in the 17th Century by Saib-e-Tabrizi
English | French
KABUL
Oh, the beautiful city of Kabul wears a rugged mountain
skirt,
And The rose
is jealous of its lash-like thorns.
The dust of
Kabul's blowing soil smarts lightly in my eyes,
But I love
her, for knowledge and love both come from her dust.
I sing bright
praises to her colourful tulips,
The beauty of
her trees makes me blush.
How sparkling
the water flows from Pul-i-Mastaan!
May Allah
protect such beauty from the evil eye of man!
Khizr chose
Kabul to Paradise,
For her mountains brought him near to heaven's
delights.
The fort's
dragon-sprawling walls guard the city well,
Each brick is
more precious than the treasure of Shayagan.
Every street
in Kabul fascinates the eye.
In the
bazaars, Egypt's caravans pass by.
No one can
count the beauteous moons on her rooftops,
And hundreds
of lovely suns hide behind her walls.
Her morning's
laugh is as gay as flowers,
Her dark
nights shine like beautiful hair.
Her tuneful
nightingales sing with flame in their notes,
Fiery songs
like burning leaves, fall from their throats.
I sing to the
gardens, Jahanara and Shahrara.
Even the Tuba
of Paradise is Jealous of their greenery.
Kabul
(Traduit de l'anglais par Denis
Lambin)
Ah! que Kaboul est
belle ceintes de ses âpres montagnes,
Et Rose, elle est jalouse de leur traîne d’épines
Son sol poudroie au vent et me pique un peu les yeux,
Mais je l’aime car savoir et aimer naissent de la même poussière
Mon chant exalte ses
tulipes éclatantes,
Et la beauté de ses arbres me fait rougir
Comme elle chatoie l’eau qui court depuis Pul I Bastaan !
Qu’Allah protège pareille beauté du mauvais oeil de l’homme !
Khizr a choisi le chemin de Kaboul pour se rendre au Paradis,
Car ses montagnes l’ont rapproché des délices célestes
Du fort aux murs déployés, Dragon de haute garde,
Chaque brique est plus précieuse que le trésor de Shayagan
Chaque rue de Kaboul
captive le regard,
Par les bazars défilent les caravanes de l’Egypte
Nul ne pourrait compter les lunes
qui brillent sur ses toits
Et les mille heureux soleils qui se cachent derrière ses murs
Ses rires du matin ont la gaieté des fleurs
Ses nuits obscures les
reflets des chevelures superbes
Ses rossignols mélodieux chantent avec flamme leurs chansons
Et des airs ardents, comme des feuilles en feu, tombent de leur gorge
Et moi, je chante
aux jardins de Jahanara, de Sharhara
Et même le Tubah du Paradis envie leurs vertes prairies